Secteur public

Etat des lieux des politiques sport-santé locales par l'Andes

Face à la multitude d'acteurs et de confusion entre le sport-santé sur ordonnance et le sport-santé sans ordonnance, assimilé au bien-être, de nombreuses collectivités locales éprouvent des difficultés à se lancer dans ce domaine. Cette étude dresse un panorama des initiatives locales en termes de sport-santé ainsi que les besoins et les attentes exprimés par les élus locaux dans le cadre d'une politique sport santé.

Etat des lieux du sport-santé

Réalisé en deux phases auprès de 421 collectivités sollicitées par les réseaux de l'Andes, du label Ville active et sportive et des villes santé de l'OMS, cette étude dresse un état des lieux du dispositif en France. 

Ce dispositif existe dans 30% des communes ayant répondu à l'enquête. Ces mises en pratiques sont en grande majorité mises en place à l'initiative des collectivités locales et gérés par un des services de la ville : le plus souvent le service des sports, et moins fréquemment le service de la santé. L'office municipal des sports, une association labellisée "maison du sport-santé" ou une maison de santé peuvent parfois en assurer le fonctionnement. Plus largement, les associations sportives locales sont associées dans 79% des cas. À noter qu'une vingtaine de dispositifs sont déployés à l'échelle régionale ou départementale.

La durée de prise en charge varie en général de trois mois à six mois, mais peut aller jusqu'à trois ans, à raison d'une à deux séances par semaine.

La gratuité des séances est majoritaire. Quand les séances sont payantes, leur coût pour le bénéficiaire varie de 75 à 300 euros par an et certaines communes proposent une tarification en fonction du quotient familial et des revenus du bénéficiaire.

Le coût global des dispositifs pour les collectivités est le plus souvent pris en charge par la ville, soit entièrement (36% des cas), soit partiellement (42% des cas). Les autres sources de financement sont :

- les agences régionales de santé (ARS), soit par le biais d'un financement sur dossier à la ville (27%), soit dans le cadre d'un dispositif régional piloté par l'ARS (19%) ;

- les acteurs privés (mutuelles, cliniques, etc.) que dans 11% des cas.

Synthèse des besoins, des difficultés et des remarques générales

Cet état des lieux liste ensuite les grandes difficultés rencontrés par les élus locaux pour mettre en place des dispositifs au sein de leur territoire.

- Le sport-santé est un concept reconnu mais largement méconnu et reste un concept flou pour la majorité des répondants ;

- La difficulté de coordonner les acteurs semble être un vrai défi pour les collectivités locales qui jouent un rôle de " cheville ouvrière " ;

- Le manque des moyens humains, financiers et matériels pour pour encadrer les séances ainsi que l'absence de financement du dispositif sont très régulièrement cités par les interviewés ;

Cette lettre est réalisée par : Elise Faramaz , Marie Fortier

ARTICLE LE PLUS RÉCENT

Baromètre des petites villes de demain : les jeunes affichent leur optimisme 

Secteur Public / Alerte acteurs publics
03/02/2023
L'Association des petites villes de France, l'Agence nationale de la cohésion des territoires et la Banque des Territoires a publié le 2ème baromètre des petites villes de demain, sondage réalisé par Ipsos.
LIRE LA SUITE TOUS LES ARTICLES

LIVRE BLANC DE LA SEMAINE

TÉLÉCHARGER LE LIVRE BLANC
TOUS NOS LIVRES BLANCS
Veuillez patienter s'il vous plait